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27 Jul 2016

LA LUMIERE DU NOIR: de l'ébauche à la finalité

Voici les péripéties  de l'ouvrage d'Alban  LA LUMIERE DU NOIR qui est passé par plusieurs stades de moutures avant de se retrouver devant vous sur écran ou dans vos mains... j'espère que la petite anecdote vous siera...


Alban a décidé, comme une envie de c... dirons nous, soudainement d'écrire une histoire. Surement des restes de ses vies antérieures qui sait??


Déjà une affinité pour l'écriture qui lui semble couler très aisément au sein de sa caboche, tout comme sur ses agiles doigts  au clavier. Sur le clavier?? Détrompez-vous!! Car à l'époque du début de l'histoire, Alban ne possédez pas d'ordinateur... euh... enfin si.. mais pas de portable et comme il n'aime pas rester enfermer chez lui à huit clos pour exercer son art ( là par exemple , cet article est rédigé, au soleil estival d' un camping:))... il trimballe désormais ce fameux portable ( sans écran reflets-miroir) un peu partout: parcs estivaux, terrasses de café, intérieur de  bars, salons de thé, fast-food (sans consommer hey hey!! utilisant la Wifi gratos), la  plage etc, ect. Oui, en effet, en 2003, lors des premiers mots de cette histoire, tout fût écrit au stylo sur grand calepin, puis, retranscrit sur ordinateur.


Le tout en 15 jours... Alban ayant décidé de prendre le temps de cette fin de contrat de boulot dans le social ( réalisant un journal pour des personnes sortant de psychiatrie), pour ne se consacrer qu'à cela... prenant à peine le temps de manger tellement il fût pris par son fertile imaginaire.


Ce qu'il faut souligner , c'est que l'histoire n'était point un roman, mais un SCENARIO de LONG METRAGE. En effet, quelques temps plus tôt, en 2002, il s'était formé à la "Scène sur Saone" à Lyon au métier de scénariste durant un court mais efficace apprentissage. De plus, il avait lu le bouquin "comment écrire un scénario" de Jean Claude Carrière.


C'est ainsi, que la machine se mit en branle, avec un espoir de voir un jour sur écran cette  rocambolesque romance mi SF, mi ésotérique, mimi gothique... mais cela était déjà vain dès le départ, car, on ne produit pas un scénario comme cela aussi facilement, les relations manquent ( malgré le BTS Audiovisuel foiré d'Alban au Puy en Velay en gestion de production); et Alban n'est pas réalisateur non plus, ne possédant même pas une connaissance dans ce milieu de requins à dents longues. Et puis, franchement, vu l'histoire SF, pour produire un tel film en France, faut encore se lever tôt!!:) Il l'aurait bien refilait à Besson, mais soit disant... le monsieur chourre....


Quoiqu'il en soit, Alban s'était fait plaisir: une histoire qui lui convenait et qui n'ennuyait personne de par les lectures des proches; pour lui c'était déjà gagné!!


Quelques envois à des maisons de productions ciné ou concours de scénar qui n'aboutirent à queutchi... Alban, s'évertua tout de même, par passion  à paufiner, au fil du temps, avec énième réécritures son oeuvre en péril... cette dernière resta ainsi dans les placards, Alban satisfait d'avoir été jusqu'au bout de son aventure cinématographique.
La LUMIERE DU NOIR resta ainsi, dans le NOIR durant au moins 7 ans, se baladant au fil des déménagements, de Lyon à Toulouse, au Puy en Velay , puis Clermont-Ferrand , l'Allier pour finalement rejaillir à la LUMIERE vers RIOM en l'an 2013!
EN effet, ALBAN se remit à l'ouvrage ( c'est le cas de le dire) avec comme aide précieuse celle d'un gars s'évertuant à refourguer des tas de conseils sur le Net pour l'aide à l'écriture scénaristique...
Grâce à ce sympathique "bénévole" ( enfin pour un temps comme partout sur le Net), l'histoire fût relue, analysée, critiquée.


Puis, quelques mois plus tard, Alban décida de paticiper à un Festival de scénariste à Brives puis Valence où son oeuvre fut une nouvelle fois décortiquée à la pincette... un professionnel du cinéma, comme pas mal d'autres lui fît part de la qualité de son récit, tres riche question imaginaire et dramaturgie. Son bémol se situait surtout sur l'éventuelle retranscription cinématographique qu'il considère comme peut adaptée et réaliste , en France tout du moins.
Il suggéra ainsi à Alban: "ça pourrait faire un bon roman!!"


Ce n'était pas tombé dans les mains d'un estropié de la main droite!! Alban alla au charbon pour réécrire ce noir lumineux de la Lumière du Noir qu'il transforma en Roman-essai à partir de la colonne vertébrale du scénario de Long-Métrage...
2 ans plus tard... et pas à "vol d'oiseau"... voici la nouvelle mouture de ce récit se donnant pour humble dessein de se caractériser comme une oeuvre de et pour l'Ere du Verseau (comprendra qui voudras et qui pourra....).


Au plaisir de vous balancer une suite pas dégueu;)
Portez-vous bien bande de larves aseptisées!!  :)
Alban

 

07 Jul 2016

COUVERTURE, FORMATS

La PHOTO ci-dessous correspond à la COUVERTURE de la version disponible sur THEBOOKEDITIONS.

Je n'ai rien contre AMAZON (je ne vais tout de même pas cracher dans la soupe non plus:), mais sachez que, pour le même prix, et une couverture un peu moins chiadée (il faut le dire), vous avez un livre-poche fabriquée en FRANCE, à Lille.

Bon, en ces temps difficiles, soyons, comme pour la cause écologique, un tant soit peu patriotes et achetons aussi Français!!

Alban

04 Jul 2016

CRITIQUES d'une amie

Voici une partie de CRITIQUES d'une AMIE CHERE lors de sa correction de mon ouvrage l'été 2015. Je la remercie encore de sa chaleureuse et bienveillante attention. Quel style d'écriture!! Elle devrait se mettre à l'oeuvre n'est ce pas?? Beau potentiel....

PS: les numéros de pages cités ne correspondent pas avec ceux de l'ouvrage actuel et fini.

Mail du 1er AOut 2015

Je viens de lire environ 63 pages d'une traite ou d'un seul jet.
A vrai dire, tu y vas fort en thème, en originalité, en brossage linguistique, en ecchymoses
d'épouvantail, en blessures d'âme et sociétales. Tu défais une civilisation qui se prévaut de toutes
les idéologies, des faux-semblants, des mensonges à tous crins, des univers systémiques et
outranciers que sont les technologies répulsives et cacophoniques. Tu as sensiblement vu et
trouvé le moyen de graver ton imaginaire d'une kyrielle de personnages controversés mais
riches de leurs excès, et forts en couleurs. Tu as l'intelligence de ne pas tout détruire et de
ne pas dire expressément dans quelle formidable et cruelle galère se trouvent les gens,
quoique presque tout ton public s'est probablement fait avoir et manipulé par de nombreux
sujets manipulateurs : l'univers imposé de consommations déjantées, celui des concepts futuristes
ou rétrogrades, l'implosion de l'islam, les culpabilités profondes et collectives, les vagues new-age,
les sagesses anciennes reléguées au rang de souterraines, les déconfitures sociales, la résistance
organisée sur un fond d'harmonie familiale . Mais ce talent n'est rien sans l'amour caché du héro
lambda qui vogue, analphabète dans les ressacs du métro ou celui plus obscur de Miss Fauvelle,
dévoratrice d'idées noires ou libératrice qui n'a pas encore trouvé la bonté de son coeur ou
l'intruse bienveillance du texte qui te laisse mariner dans la suie, la labeur d'écriture et
les nombreux chefs d'inculpation historique, tous issus d'une histoire collective désuète ,
labirynthique et encore confondant le gel des idéaux fondateurs du bien et de mal, intrinsèquement
liés. Il faut du courage pour suivre tes héros dans le choix de leur perdition, comme celui d'aimer leur
compréhension. L'amour n'est pas nommé, il est utilisé à des fins éducatives . On sent bien les
marasmes émotionnels dans lequel baigne Miss Fauvelle, si perdue à vivre ses amantissimes passades
que le lecteur y verra sûrement des aspects de lui-même.
Tu fais même la révolution du personnage en le rendant sympathique et nul ou profondément surpris
par le jeu de la vie. L'animation n'est pas sans danger, mais chacun dispose de ses propres limites.
On sent le père en toi, la figure paternelle qui offre une chance de soutien aux perversités ambiantes
et détricotant les corruptions négatives, propose enfin de se regarder dans la glace :
Qu'y a-t-il de si magique que l'on n'ose pas regarder qui l'on est en face ?
Que reste-t-il d'audacieusement proche qu'on ne puisse définir sans laisser une petite empreinte de notre âme?
Laquelle se voit brinqueboulée aux quatre coins de l'univers et du globe .
J'aime bien l'apparentre folie des personnages et les réflexions nuancées de l'ardente expression humaine,
qui d'innocentes, restent souvent dénonciatrices d'une morale bien pensante et très engageante.
La liberté d'être au-delà des mots, des pensées ou des actes s'accompagnent d'émotions complexes,
et le texte improvise de surprenantes possibilités de création.
J'aime les références aux années lointaines comme un cinéma de fonction qui fait regarder l'espace
sous un air de cabane. Le lecteur peut ne pas avoir froid aux yeux et s'il te ressemble un peu, il viendra
inopinément tremper de la sueur et des observations rigolotes, car tout est conditionnement.
Le plus difficile à mon sens, reste le conditionnement amoureux, sexuel, relationnel, prévisible selon l'histoire,
les us et coutumes, les valeurs crues et refondues par chaque forme d'identité personnelle.
Si l'humain peut choisir sa forme, il peut donc à loisir réformer son humanité de manière consciente,
et d'une grave difficulté, retrouver le chemin parfois houleux de ses inadvertances.
Nous sommes tous à des degrés divers, des dissidents ayant trouvé leur force et leur féminité cassée
par les dogmes pervers ou des relations castratrices peuvent en découdre avec nos chaînes d'obligations
terrestres. Mais le "clou" de changer "nous-mêmes" reste un choix conscient.
Je te trouve être un très bon écrivain passionnant, d'observation imprévisible, même si je ne comprends pas
toutes tes pensées, je sais que l'intuition du texte veille sur le chemin de tes compositions florilèges.
Je trouve ton talent formidable à vouloir décrire une meilleure voie, suivant les débords de trottoir et
et de société fugace. Nous frôlons juste les morts anarchiques et programmées des illuminatis sans défense
qui prévoyaient faire de nous de grands esclaves soumis à leurs fonction économique de rabaisser l'amour
au point zéro. Cette capacité émotionnelle nous fût enviée de longue date, elle porte aussi les germes de
l'enfantement et ne prévoit rien en terme de résultats. Nous sommes les architectes conscients de nos vies
collectives. J'apprécie la légèreté des impressions dénonciatrices de paix maladive car ayant clôné chacun
et chacune. Les guerres ont-elles servi à quelque chose, et les épidémies et la nature, notre mère à tous
s'est vue reniée dans son essence.

MAIL du 5 AOut 2015

Bonjour Alban,
                       Je ne suis pas une "accro" de l'ordinateur cependant je suis la lecture de ton roman depuis quelques jours.
Tes personnages ont une vraie vie émotionnelle intense et folle. Tes personnages vivent leur vie tranquillement .
Je me contente de suivre leur narration et d'entrer dans leur univers informatif.
Si le changement de Minard est surprenant à bien des égards, l'attitude de miss Fauvelle reste digne d'une successful story,
car elle plonge dans les abymes de rêves illicites, elle incarne la conscience abusive de son époque et se grise de mensonges aussi.
J'ai trouvé dans la première version beaucoup de fautes d'orthographe et parfois, je n'aime pas le ton cru ou
concrètement "animal" d'expressions qui dévalorisent ton texte, mais ce peut être objectivement ce que tu désires
en tant qu'auteur ?
Est-ce que tu as relu ton texte à voix haute pour la fluidité de l'ensemble ? parce que quelquefois, j'ai la sensation
qu'il y a des mots en trop ou que le sens est perdu.
Voilà pour la touche bémol.
Je trouve très drôles tes descriptions de l'amour charnel et l'observation psychologique de tes personnages.
Partager la lecture de ce texte avec quelqu'un de différent de toi peut soulager le "trop" ou l'"excessif".
Il est difficile d'écrire et de se distancier du texte.

Je suis rendue à la 133 ème page mais je vais relire l'ensemble pour approfondir mes impressions.

Je crois sincèrement que tu atteindras ton but de toucher le lecteur et de le choquer jusqu'à la prise de conscience
humainement réversible, puisque tu as bien des choses à dire, jusqu'au vulgaire, jusqu'aux expressions faisant date
d'une époque révolue.

Je suis invitée à un Vernissage façon campagne sur les collines d'en face.
 
A bientôt

 

Mail du 9 Aout 2015

Cher Alban,
                     J'ai fini la première lecture de ton roman, dans sa première mouture et son premier jet ,
pour reprendre tes mots . Il y a un vrai débat de société, tes idées sont nourricières et profondément installées.
L'expérience que j'ai acquise et qui se remet en question tous les jours, me conduit à aimer la solution
déjantée que tu proposes, à savoir celle d'entrer de plein pied dans l'univers affectif des héros qui élucident
eux-mêmes leur propre mystère.
J'ai souvent observé les synchronicités répondre en toute harmonie à un apparent bazar,
ou des effets de scène forcer le complot. J'ai souvent observé que les choix répondent à nos sagacités
et que les mondes paraphysiques se dotent d'une atmosphère qui leur est propre et savamment orchestrée.
Nos amants d'un jour peuvent être nos ennemis du lendemain et les mensonges glacer ton lit alors que tu venais
spontanément d'apporter la chaleur ou les soins du réconfort.
Les blessures d'âme existent à de multiples niveaux, elles ne sont pas négociables.
Dans le jeu de la vie intérieure qui nous unit tous, la liberté revient à chacun de tisser la trame qui lui est personnelle,
ce qui reste une pure création mystique. J'aime l'intelligente façon que tu as de chercher ton lecteur aux racines
de son âme et s'il ignorait en avoir une, tu proposes des solutions nourrissantes qui peuvent apaiser royalement
la douceur du questionnement qui le taraude. S'il est fat et malotru, il en sera pour son grade... si ton lecteur
réfléchit un peu aux circonvolutions de l'âme, il trouvera des matières à penser ou bien à élargir des points de vue
restés dans l'étroitesse du malentendu.
Les personnages subissent des épreuves initiatiques telles que l'imaginaire vie qu'on leur prête
et ils nous prêtent aussi leurs yeux pour élaguer la nôtre. C'est un service mutuel que je trouve amusant, audacieux
complexe et intriguant. Minard subit les foudres de l'incarcération et Miss Fauvelle le coma d'illumination.
Tous deux se conduisent comme des enfants réveillant les soubresauts de leur parjure mais ils ont
provoqué l'étincelle de leurs combats, ce que chacun fait pour lui-même, les cheminements perdus et
les pardons accordés via l'intégrité de leurs sentiments créatifs règlent une absolution qui pourrait contenter le
lecteur. Cependant, avec l'instinct du policier qui ne comprend rien au film exhumé, les vices de cette société
nihiliste où tout est vu, même le voyeurisme cruel et déguisé, nous sommes conduits à observer ce qui se passerait
dans une culture robotisée où la saine humanité disparaît comme la cerise sur le gâteau.
Nous serions d'anodines conjonctures et de vains gargarismes éhontés chevauchant les citadelles !
J'aime la sagesse profonde qui traverse tes pensées pour le lecteur et son éveil comme celui de Miss Fauvelle
venant réparer l'insondable trait d'un amour mort et que la vie ressuscite d'une belle interrogation.
L'infidèle et le jaloux, thèmes partagés par les hommes et les femmes n'ont pas fini de parler d'une maladie mutuelle !
Mais le mal comprendrait aussi le remède.
(....)
C'est pourquoi il faut du temps pour que mûrissent les protagonistes, des alarmes, des souffrances obsolètes,
des menaces de mort et de peine capitale, des enjambées dantesques pour que naisse un moment de paix avec Soi-
même !
La fin est démonstrative du réel fugitif, des couples lambda, des jeunes ou des vieux se poseront la même question
phare : " Est-ce que j'y crois à son histoire ? Est-ce que je réinvente la fin à ma manière ? Est-ce que je me sens mieux
d'avoir compris quelque chose d'important ce soir ou quelle est ma route, quelle est ma voie ? "

Je crois que tu es un éveilleur de conscience, et le roman est ton outil le plus direct pour parler au public.
J'enlèverais le langage obscur et sombre que tu affectionnes parfois et je veillerais à plus de fluidité dans le texte
global, car tu utilises de nombreux anglicismes . En le lisant à voix haute, tu sauras ce qu'il faut faire pour ne pas
interrompre le flux souterrain le plus profondément dévoué à la clarté du texte.

C'est une première lecture, me concernant, je relirai avec attention ta deuxième version entière dès que possible.


                                                A bientôt la joie de te lire.

 

 

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